
Aujourd’hui, les festivals au Québec tirent leur épingle du jeu avec une stratégie de marketing vert bien menée sur Instagram et Facebook. Cela permet à la fois un engagement sincère et un puissant outil de différenciation.
L’environnement, un nouveau terrain de compétition
L’industrie de la musique sur scène génère de grandes retombées économiques, en 2023 c’est plus de 10 milliards de dollars en PIB au Canada. Ceux-ci ont cependant aussi une grande empreinte écologique. Le transport des festivaliers, les déchets de chacun, l’énergie consommée pour faire fonctionner les génératrices et les cuisines de rues. Face à cette réalité, plusieurs organisateurs ont choisi de transformer la contrainte en avantage concurrentiel. L’écoresponsabilité est donc devenue un axe de positionnement très important.
Des actions concrètes qui alimentent la communication
Plusieurs festivals travaillent fort pour se différencier et faire ressortir leur façon de faire. Le Festival international de jazz de Montréal en est un exemple: en 2024, l’organisation a révélé que plus de 85 % des participants se rendaient sur le site en transport actif ou durable. Ce chiffre n’est pas seulement une statistique environnementale, c’est un message marketing fort, qui renforce la crédibilité de la marque et fidélise une clientèle soucieuse de ses choix. Le Festibière de Québec, quant à lui, mise sur les verres réutilisables et les plats compostables. Simple, visible, facilement communicable sur les réseaux sociaux. Ce type d’action génère du contenu authentique: les festivaliers eux-mêmes deviennent les ambassadeurs du message en partageant leur expérience en ligne. Il y a aussi le Festif de Baie-Saint-Paul qui pousse la logique encore plus loin avec une production de chandails en partenariat avec une usine textile locale, imprimée à la main sur des fins de ligne. Une initiative qui démontre que leur festival est fondé dès le départ sur des valeurs écoresponsables.
Et les artistes invités ?
Outre les organisations existantes, ainsi que la mobilisation des festivals, certains artistes se démarquent par leur conscientisation sur l’environnement et prônent des visions environnementales lors de leur participation à différents évènements. On retrouve plus d’une soixantaine d’artistes et organisations qui se sont engagés à poser des actions concrètes pour diminuer leur empreinte écologique et qui le partagent sur leurs réseaux sociaux. Impliqués depuis longtemps dans la cause environnementale, les Cowboys fringants en sont un exemple. Ils ont non seulement écrit sur le sujet, mais ils ont également créé une fondation. Pour chaque billet vendu pour leurs spectacles, ils remettent 1$ à leur fondation. L’argent amassé va directement à des projets de lutte aux changements climatiques tels que la plantation d’arbres. En invitant des artistes qui ont à cœur la cause environnementale, les festivals créent un certain marketing d’influence autour de leur festival et permettent la diffusion d’une image écoresponsable sur les réseaux sociaux.
Des partenariats pour renforcer la crédibilité
Une autre stratégie efficace consiste à s’allier à des organisations reconnues. Le Fonds Écoleader en est un exemple, ils offrent aux festivals bien plus qu’un accompagnement opérationnel: ils apportent une légitimité externe qui protège contre les accusations de greenwashing. Cela renforce donc l’idée du marketing vert qui est partagé sur Facebook et Instagram. Les partenariats sont donc un atout de communication très important.
Le marketing vert est donc une réponse stratégique à une demande croissante de la part d’un public de plus en plus conscientisé. Les organisations qui réussissent sont celles qui intègrent l’écoresponsabilité au cœur de leur identité.