L’essor des vidéos courtes et l’évolution des comportements numériques sur les réseaux sociaux
On peut s’entendre que si vous avez accès à des réseaux sociaux tels que YouTube, Instagram, Facebook et TikTok, il vous est probablement déjà arrivé de vous rendre compte que vous scrollez depuis un bon moment sans vous en rendre compte. Le temps moyen pour un Millennial est de 14,1 h par jour et d’un Gen Z de 9,7 h par jour en moyenne. (Statista, 2025) C’est assez impressionnant!
Les vidéos en format short-form représentent 71 % du format le plus rentable comparativement aux longues vidéos ou aux vidéos live en 2024. (Statista, 2025)
Plusieurs se sont penchés sur la question dans les dernières années. Pour comprendre avec une vue d’ensemble comment le cerveau humain fonctionne en réponse à cette nouveauté, voici 3 mécanismes psychologiques qui expliquent ce phénomène.

Comment l’algorithme stimule la dopamine des vidéos courtes sur les réseaux sociaux?
Le mécanisme et le but des algorithmes ne sont pas un nouveau concept. La majorité sont programmés pour comprendre rapidement ce que l’utilisateur souhaite regarder afin de lui présenter du contenu toujours plus relié à ses intérêts du moment. Un exemple bien simple : lorsque vous êtes triste, le contenu qui va finir par vous être montré est du contenu plus triste. Ce n’est pas du hasard. Plus vous allez regarder une vidéo, plus l’algorithme va associer le temps de visionnement ou les engagements effectués pour cibler le style de vidéo qui actuellement vous accroche le plus.
Chaque nouvelle vidéo va être utilisée et fonctionner comme un entonnoir de préférences. Ces résultats vont stimuler la dopamine.
Cette recherche de dopamine renforce en elle-même l’addiction à la consommation de scroll. C’est exactement ce qui explique le fait que vous passez énormément de temps sur ces plateformes, car votre cerveau cherche une stimulation rapide et imprévisible. (Sharpe, 2025)
Comment le cortex frontal subit une hyperstimulation des vidéos courtes sur les réseaux sociaux?
Les vidéos courtes donnent accès à du contenu divertissant immédiat sous différentes émotions et ce, sans aucun effort cognitif. Contrairement à lire ou étudier, le cerveau reçoit des informations rapides déjà simplifiées et faciles à comprendre.
Le fait de garder une attention sur du contenu s’explique principalement par le cortex frontal. (ICNS, 2025) Ce qui explique que les enfants sont plus vulnérables aux stimuli, car leurs fonctions cognitives ne sont pas encore totalement développées.
Comment le cortex orbitofrontal influence les émotions et la validation sociale des vidéos courtes sur les réseaux sociaux?
En communication marketing, il est mis de l’avant que le contenu présenté sur les réseaux sociaux est parfois conçu pour susciter des émotions rapidement, particulières et ciblées. Par exemple, dans le contenu de luxe ou de vie parfaite, un désir de rêver peut inconsciemment développer une comparaison chez les utilisateurs. Cette réaction est reliée au cortex orbitofrontal, une région du cerveau reliée aux émotions, mais aussi aux interactions sociales.
Le cerveau humain cherche naturellement à être accepté socialement et valorisé par les autres. L’engagement sur les réseaux sociaux devient alors une forme de validation. (L’Interphase, 2026)
Comment concrètement créer du contenu engageant et stimulant avec les vidéos courtes sur les réseaux sociaux?
Voici un article qui parle de comment capter l’attention ainsi que 3 conseils concrets pour votre stratégie de vidéo courte :
Sources :
- Statista. (2025). Video Streaming Experience and Preferences in the United States. https://www.statista.com/study/188453/video-streaming-experience-and-preferences-in-the-united-states/
- ICNS. (s.d.). Consommation répétée de vidéos courtes : changements négatifs dans le cerveau. https://www.icns.es/fr/actualites/consommation_repetee_videos_courtes_changements_negatifs_cerveau
- Sharpe, B. T. (2025). Dopamine-scrolling: a modern public health challenge. PubMed Central. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12322333/
- Beaudry, M. (2024, 19 mars). Scrolling Addiction : une opportunité pour les uns, un danger pour les autres. Digital HEC Montréal. https://digital.hec.ca/blog/doomscrolling-scrolling-addiction-spirale-addiction-au-defilement/
- L’Interphase – Clinique de psychologie et de neuropsychologie. (2026, 26 mars). Internet, réseaux sociaux et image de soi : ce que les « likes » disent de votre santé mentale. https://www.linterphasepsychologie.com/post/internet-r%C3%A9seaux-sociaux-et-image-de-soi-ce-que-les-likes-disent-de-votre-sant%C3%A9-mentale-et-re