On parle souvent des innovations technologiques, des nombreuses mises à jour et fonctionnalités nouvelles du numérique, des algorithmes et des intelligences artificielles en constante évolution. Mais dans toute cette instabilité bien présente dans le monde de la communication marketing se cache un aspect du travail plus exigeant et complexe. En effet, dans les emplois qui doivent constamment s’adapter et se réinventer, des phénomènes tels que l’hyperconnexion et le technostress sont de plus en plus présents. L’article ci-présent traitera de ces enjeux, tout d’abord en les définissant, et ensuite, en expliquant leurs différents effets sur les personnes qui travaillent dans le domaine de la communication marketing.

Hyperconnectivité

Tout d’abord, l’aspect précis de ce phénomène qui sera traité est l’obligation à l’hyperconnectivité dans le cadre professionnel afin de rester à jour sur les nombreuses nouveautés pour assurer une performance au travail. Ces travailleurs ont besoin d’être connectés à des appareils numériques en tout temps. Il se crée une double plateformisation dans le métier, premièrement par l’évolution constante du nombre de tâches et d’outils à maîtriser. On doit sans cesse réapprendre les nouveautés et se former pour suivre les technologies et fonctions des réseaux sociaux. Ensuite, parce que les employés doivent adopter une veille active sur les changements algorithmiques des différentes outils numériques.

Les résultats révèlent également une dépendance aux plateformes dans la vie personnelle des travailleurs du domaine. Ces constats découlent en partie d’une absence de régulation du métier vis-à-vis des horaires de travail et du droit à la déconnexion. Les plateformes utilisées au travail sont souvent les mêmes que celles qui seront utilisées dans la vie personnelle, ce qui engendre une difficulté à décrocher de la vie professionnelle. C’est cette hyperconnectivité qui occasionne chez certains, à différents niveaux, du technostress qui vient peser sur les aspects mentaux et physiques des gens qui le subissent.

Technostress

Ce technostress accroît les tensions psychologiques des travailleurs, notamment par la lassitude technologique. Il diminue aussi le bien-être subjectif des gens quand celui-ci (le technostress) est important. On le définit comme étant causé par une incapacité d’adaptation complète et saine aux nouvelles technologies. Le problème peut même nuire aux relations et à la satisfaction au travail. Ce phénomène s’amplifie lorsqu’une utilisation intensive des plateformes numériques est faite au travail et à la maison.

Différents technostresseurs existent et peuvent être divisés en 5 sous-catégories. Tout d’abord, la techno-invasion est un facteur de stress lorsqu’un travailleur considère que son temps libre est envahi par les exigences du travail. La surcharge technologique se produit lorsqu’un individu a une utilisation excessive des technologies. La techno-insécurité est l’impression d’être dépassé par les nombreuses innovations du numérique et d’avoir du retard sur autrui et par rapport aux nouvelles connaissances à acquérir. La techno-complexité est liée à l’expérience des individus qui doivent perpétuellement apprendre à utiliser de nouvelles technologies et qui les trouvent perturbatrices et difficiles à comprendre. Finalement, la techno-incertitude survient quand les individus sont incertains et méfiants face aux nouvelles technologies et à leur utilisation. On peut alors se rendre compte, en liant les deux premiers enjeux, que les travailleurs de la communication sont beaucoup plus enclins à être affectés par les effets du technostress.

Finalement, il existe aussi des nuances et des côtés plus positifs de ces grands bouleversements dans l’industrie ce n’est donc pas que du mauvais mais les gens doivent faire preuve, plus que jamais, d’une grande capacité d’adaptation au changement. Plusieurs solutions peuvent être mises en place surtout sur le plan personnel, soit en appliquant des mesures de droit à la déconnexion, en diversifiant ses activités et en surveillant son temps d’écran quotidien.